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Ibiza |
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Vendredi 28 Septembre
Ibiza. Nuit très agitée au mouillage
Débriefing de la journée d’hier : nous continuons à « payer » pour apprendre (plus particulièrement moi en l’occurrence avec une lecture des cartes météos à améliorer) : nous n’aurions pas du prendre la mer hier.
La météo prévoyait 20 nœuds, nous avons eu 20 à 25 nœuds réels soit plus 30 à 35 nœuds apparents. C’est beaucoup trop pour une navigation au près avec une houle quasiment de face.
Nous avons donc eu une journée de 15 heures plutôt galère et très cassante pour Bulle d’O.
Nous prenons néanmoins ce mal pour un bien car il est préférable d’éprouver le bateau maintenant plutôt qu’en pleine traversée de l’Atlantique. Je pense même avoir volontairement voulu cette journée (on se rattrape comme on peut !).
Bilan positif :
- L’équipage a tenu la route dans des conditions difficiles. Catherine comme les enfants ont été nickels. C’est génial et très rassurant pour nous tous.
- L’arrivée de nuit à Ibiza, avec un mouillage délicat dans une baie aux rochers affleurants, a été très bien gérée.
Bilan de casse :
- Un rail de fixation du trampoline tribord arraché par la trop forte pression des vagues sur un filet trop serré. Les boulons ont transpercé la coque !
- Une fixation d’un coffre arrière explosée
- Les deux cabines avant bien mouillées par des fuites probablement de capots.
- Le hublot central du cockpit pas complètement étanche non plus.
Nous avons pu trouver un petit chantier prêt à réparer la casse dès Lundi. Le week-end commence en effet tôt le vendredi à Ibiza. Il y a au moins deux à trois jours de boulot (et il nous reste à trouver un filet de remplacement)
Et merde !
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Trampoline en vrac avec le rail arraché par la trop forte pression des vagues |
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Robert à l'oeuvre pour pouvoir refixer le rail |
Vérification du 2ème ris |
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Samedi 29 Septembre
Ibiza. Nuit à la marina (c’est aussi très cher payé…)
Objectif premier de la journée : quitter ce mouillage devenu impossible à tenir avec une houle entrante infernale. Il n’y a cependant aucun coin protégé par houle d’Est, sud Est. Seule solution : la marina d’Ibiza, peu accueillant mais très bien protégée.
Nous devons y rester plusieurs jours, au moins jusqu’à la fin de nos réparations.
Du coup nous pensons éventuellement modifier un peu notre itinéraire et zapper Madère, pour ne pas louper notre RV à Dakar pour voile sans frontières et profiter un peu des Canaries. A voir.
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Max et Cath en pleine partie de cartes |
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Dimanche 30 Septembre
Ibiza. Nuit à la marina
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Radio Bulle d’O
Alexandra, que penses tu de ce premier mois sur l’eau ?
Tout se passe très bien. Je trouve que c’est super. Le TDA (Tour De l’Atlantique) est extraordinaire parce que l’on rencontre des personnes que l’on pas l’habitude de voir, dans des pays nouveaux pour nous. La notion du temps n’est pas la même. Personne ne court après le temps comme à Paris. Les gens sont beaucoup moins stressés.
Je veux aussi dire qu’il fait toujours très beau, nous pouvons nous baigner tout le temps, nous ne faisons pas que travailler. Et puis surtout, nous sommes en famille. Même si on aimerait bien voir nos amis et notre famille au sens large, cela fait du bien de n’être que tous les cinq !
Quel est jusqu’à présent ton meilleur souvenir ?
Mon meilleur souvenir est les sauts que nous avons fait des rochers à la cala biniparaitax à Minorque.
J’ai aussi beaucoup aimé les quelques jours passé avec les Bobola.
Le moment le plus difficile ?
La traversée de Cabrera à Ibiza sans hésiter. Cela bougeait de partout. On s’est pris des seaux d’eau pendant toute une journée. Et tout cassait sur Bulle d’O.
As-tu un message pour tous les terriens ?
Je leur fais des gros bisous.
Je souhaite bon courage à tous ceux qui demain matin doivent aller au collège...
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Lundi 01 Octobre
BON ANNIVERSAIRE "BARNADETTE !"
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Ibiza – San Antonio, 39 Milles. Vent variable force 2 à 3, mer belle. Nuit au mouillage sur bouée.
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Cool... les surfs derrière le bateau |
Arrivée sur San Antonio |
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Radio Bulle d’O
Sébastien, que penses tu de ce premier mois sur l’eau ?
C’est trop bien.
Les navigations se sont très bien passées sauf une ou ça bougeait beaucoup. Le Cned se passe très bien aussi.
La vie en bateau est cool. C’est génial de pouvoir se baigner, pêcher, se balader quand on veut.
J’ai découvert la pêche et je trouve ça super !
Quel est jusqu’à présent ton meilleur souvenir ?
En fait, j’en ai plusieurs.
J’ai beaucoup aimé le mouillage de Biniparraix à Minorque. On s’est éclatés à sauter des rochers et en plus la cala était superbe.
Le mouillage de Portocolom était aussi génial. On a rencontré les Bobolas qui sont super sympas.
Ils nous on appris comment pêcher et on s’est beaucoup amusés.
Le moment le plus difficile ?
La navigation de Cabrera à Ibiza. J’ai d’abord eu mal au cœur. Ca bougeait beaucoup. On ne pouvait rien faire.
As-tu un message pour tous les terriens ?
Je pense à tous mes copains qui sont en cours et à ma famille, tout particulièrement à mes deux grands-mères. |
Mardi 02 Octobre
San Antonio. Nuit au mouillage sur bouée
Bulle d’O se retape doucement. Etat des lieux :
- Les trampolines avant : Vu les dégâts causés les vagues, on a décidé de remplacer les filets aux mailles trop serrées par des filets de pêcheurs. Avantage déterminant : ils ne retiennent pas l’eau et allègent donc nos étraves.
- Le problème des prises de ris. Les bosses de ris se détériorent et s’éventrent. Impossible de penser à aller plus loin dans ces conditions ! Après de nouveaux essais en mer hier, je découvre que je n’étarquais pas suffisamment la GV, ce qui abaissait le centre de tire de la poulie et provoquait donc un raggage destructeur au niveau de l'intersection mât / baume. On continue à payer pour apprendre… On répare donc tout ça aujourd’hui (une surliure sur le ris 3 comme nous l’avions fait sur le ris 2). Je vais mettre Catherine au boulot. Ca tombe bien, elle adore la couture !
- Entrée d’eau dans les deux cabines avants : en cours. Nous refaisons complètement l’étanchéité des capots: démonter vaigrages, spots, capots puis poncer, sikaflexer et remonter le tout. C’est du boulot et en plus il pleut (comme dirait Anaïs dans sa chanson)
- Entrée d’eau dans le carré. Etanchéité du hublot central à refaire également. Pouah...
- Fermeture coffre arrière : fixation qui a sauté en navigation à remplacer par 3 ferrures qui devraient tenir cette fois
- Chaumard arrière à renforcer
Je vois tous ces points avec Robert, qui habite Ibiza et m’aide à diagnostiquer puis réparer.
Et je ne parle pas de l’entretien courant (moteur, gréement, cales…). J’adooooore…
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Milliardaire, ça paraît plus cool... |
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Mercredi 03 0ctobre
San Antonio. Nuit au mouillage sur bouée.
Fortes pluies qui nous empêchent d’avancer dans nos travaux mais qui nous aident à bien identifier les entrées d’eau dans le carré et les cabines avant (celle de Maxime et la nôtre).
Radio Bulle d’O
Papa, que penses tu de ce premier mois sur l’eau ?
Si ç’est pas le bonheur, ça y ressemble. Quel pied !
Le premier mois était tout particulièrement important pour nous, marins néophytes. Premier constat : pas de catastrophe (un peu redouté quand même), équipage en pleine forme, quelques problèmes techniques à régler (pouahh) et beaucoup de bons moments.
Même si nous avons beaucoup fait pour que nous puissions réaliser ce projet, on a quand même beaucoup de chance de vivre une telle aventure. Ce sont des moments privilégiés dans notre vie et j’essaie de ne pas en perdre une miette.
Quel est jusqu’à présent ton meilleur souvenir ?
Il y en a beaucoup mais celui que je garde en tête avant tout est notre première nuit en mer. Nous étions tous hyper excités par cette première. Les enfants ont participé aux quarts avec joie, Catherine a été royale et le ciel étoilé que nous avions m’a fasciné.
En plus de cela, les plongeons dans la mer le matin, les balades faites en familles, les discussions avec les enfants, les rencontres, le plaisir de prendre des photos…
Le moment le plus difficile ?
Les pépins accumulés lors de la traversée Cabrera Ibiza. Le fait de voir son bateau accumuler les problèmes est désespérant, on se demande alors quel va être le prochain problème et jusqu’où cela va aller. Bulle d’O doit encore nous porter au delà de l’Atlantique et nous devons absolument remettre tout en état avant de repartir et surtout avoir une totale confiance en Bulle d’O. Cà, c’est super galère.
As-tu un message pour tous les terriens ?
On pense à vous. Merci pour tous les messages et coup de fils reçus. C’est sympa de se savoir suivi. J’espère que notre aventure vous donne aussi l’envie de réaliser vos rêves, vos envies.
Je pense aussi à mes collègues de bureau
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Jeudi 04 Octobre
San Antonio. Nuit au mouillage. Journée à réparer sous l’orage et la pluie.
Radio Bulle d’O
Maxime, que penses tu de ce premier mois sur l’eau ?
C’était super, surtout avec les dauphins. J’ai appris beaucoup de choses sur le bateau. Presque toutes les nav étaient assez calmes. C’était de bons moments pour pêcher à la traîne, mais malheureusement nous n’avons rien pris.
Grâce à Antoine et Pierre de Bobola, je connais beaucoup mieux la pêche et vous pourrez voir sur notre site les quelques poissons que j’ai pêchés.
En navigation, le premier quart de nuit sur Bulle d’O était un peu difficile au début mais j’ai fini par m’y habituer. C’était bien car Papa était dans le carré avec sa lampe frontale sur le ventre pour nous rassurer. J’espère que les autres quarts seront aussi bien.
Quel est jusqu’à présent ton meilleur souvenir ?
J’en ai plusieurs.
Le premier est le jour de mon anniversaire. Tous les dauphins sont venus me voir pour me souhaiter bon anniversaire (grâce à Mamie qui leur a demandé). C’était incroyable car les dauphins sautaient souvent, sûrement pour nous voir. Ils étaient énormes et passaient sous la coque du bateau. C’est mon meilleur souvenir depuis que nous sommes partis.
Mon deuxième est le lendemain de mon anniversaire quand j’ai réussi à descendre à 18 mètres sous l’eau en apnée et à toucher le sol. Quand je suis remonté, j’étais très content d’avoir une algue dans la main et surtout de pouvoir respirer. Lorsque je me suis décidé à aller toucher le fond, maman n’était pas trop d’accord car elle pensait que c’était trop dangereux. Mais papa lui était d’accord car il l’avait déjà fait et ne pensait pas que j’y arriverais. Ca m’a encouragé et j’y suis allé.
Le moment le plus difficile ?
Le moment le plus difficile est la navigation entre Cabrera et Ibiza. La houle était très forte. Nous étions au près avec la houle de face. Ca secouait beaucoup. Pour déjeuner maman nous a fait un sandwich chacun. Elle a eu très mal au cœur. Comme maman n’avait pas encore récupéré et que nous avions encore faim, je suis allé faire deux sandwichs à chacun. Alexandra, Sébastien et moi étions allongés sur les coussins. Nous nous faisions souvent arroser. Le pire, c’est que nous ne pouvions pas travailler et que le lendemain nous avons du tout rattraper.
As-tu un message pour tous les terriens ?
Oui.
Je pense très fort à toute ma famille et à mes amis qui sont à l’école pendant que nous sommes en train de nous baigner.
Vous me manquez tous. Je pense très fort à vous.
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Robert en plein boulot.
Ponçage du pont au niveau des capots de la cabine de Maxime |
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Vendredi 05 Octobre
San Antonio. Nuit au mouillage. Retour du beau temps.
Journée intense : Etrave tribord réparée : ponçage, fibre de verre, gel coat – Les fixations de support des filets sont remontées - filets achetés au pêcheur rencontré quelques jours plus tôt à Eivissa - cabine de Maxime enfin rendue étanche
Radio Bulle d’O
Catherine, que penses tu de ce premier mois sur l’eau ?
Ce premier mois a été super riche et me laisse l’impression d’avoir duré à la fois très longtemps et d’être passé très vite.
C’est le mois où nous avons pris nos marques sur Bulle d’O, où nous nous sommes amarinés. C’est le mois des premières fois : premiers quarts de nuit, premiers dauphins, premiers mouillages à l’inconnu, premières découvertes d’escales où l’on ne parle pas français, premières balades en annexe, premières rencontres et bien d’autres encore.
C’est le mois de la découverte de notre vie à 5 sur un bateau, de nos réactions, de nos attitudes, des centres d’intérêt des enfants face à cette nouvelle vie.Nous prenons notre rythme et nous le prenons bien !
Nous commençons tout doucement à réaliser que nous allons pouvoir garder ce rythme sur une année, quel bonheur !
C’est extrêmement plaisant de se dire que l’on a le temps, pas forcément le temps de lire ou buller toute la journée, bien au contraire, mais le temps de pouvoir passer 1 jour ou 1 semaine dans une escale selon les nécessités ou selon notre envie.
(Pour l’instant c’est plus par nécessité mais gageons que nous aurons vite la possibilité de la faire selon nos envies quand Bulle d’O sera retapé...)
Oui, pour l’instant l’impression de temps c’est surtout celle-là, cette liberté d’avoir un programme souple, très peu de contraintes en dehors de la météo, le choix de modeler notre itinéraire au gré des rencontres ou de nos envies, d’avoir du temps à long terme… c’est aussi au quotidien le temps de mieux nous impliquer dans la scolarité des enfants en étant disponibles pour eux, l’opportunité de passer du temps avec eux et partager des moments forts.
Ce premier mois en augure de nombreux aussi riches, quelle chance… et nous l’apprécions tous les jours.
Les enfants aussi en sont conscients et vivent pleinement l’aventure.
Ce premier mois est aussi celui de la coupure du rythme de notre vie parisienne, celui de la liberté que nous avons recherchée. Nous la ressentons avec beaucoup de bienveillance comme une chance dont il faut profiter et qu’il faut se rappeler chaque jour.
Quel est jusqu’à présent ton meilleur souvenir ?
Il y en a plein mais je pense surtout à la navigation de nuit et le temps passé avec Alexandra pendant ces quarts,
je pense à tous
les petits moments passés en « one to one » avec les enfants, à la mise à l’eau de Bulle d ‘O après une super période de préparation avec Bertrand.
Le moment le plus difficile ?
La navigation sous spi ! le spi, ça me stresse !. J’ai toujours l’impression qu’il va s’enrouler autour du génois ou avoir la mauvaise idée de se déchirer
As-tu un message pour tous les terriens ?
Keep smiling et restons en contact. C’est super de recevoir tous vos messages.
Nous espérons vous envoyer un peu de bonne humeur et de détente.
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On bosse depuis une semaine, motivés par nos voisins qui ont chanté tout l’été... |
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Samedi 06 Octobre
San Antonio. Nuit au mouillage. Journée à bosser dur : filet bâbord posé – fuite d’eau étrave bâbord réparée (joints du support de la poulie du bout dehors) – fuite de liquide de refroidissement identifiée et réparée (colliers défectueux, cale nettoyée). Avitaillement en cours de reconstitution.
Nous avons tous complètement déconnecté. Plus d’info, plus d’embouteillages, plus de café le matin avec nos collègues, plus d’email qui s'empilent dans notre messagerie matin midi soir et week-ends, plus de blackberry, plus de Thalys tôt le matin, plus de Roissy tard le soir, plus de comités, de réunions, de conventions, plus d’ÉQUIPE, plus rien comme avant…
Oui mais parfois, l’info nous rattrape.
Quand même, on a gagné !
Avec les commentaires en direct au téléphone d’un copain trop sympa, nous avons tous pu suivre les dernières minutes héroïques des bleus face aux blacks (coupe du monde de rugby). L’après match a lui été vécu avec les frérots par téléphone et SMS. Prochaine étape contre les anglais. Suite des infos pour nous samedi prochain.
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Les anciens filets aux mailles beaucoup trop serrées ont été enlevés… |
puis remplacés par des filets de pêcheurs |
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Dimanche 07 Octobre
San Antonio.
Journée à bricoler grave: filets tribord posés, carré étanche - génois ré-endraillé – joints de teck bâbord remis en état. Avitaillement complété.
On a un peu l’impression d’avoir pris une année sabbatique avec option « bricolage à bord de son bateau ». C’est vrai que cela fait tout de suite moins rêver. On va dire que les options changent tous les mois. Le deuxième mois, on a pris l’option « navigation peinard à bord de son bateau sans aucun problème technique avec une mer belle et un vent force 3 ».
Mais en fait, je ne vous ai pas encore dit, nous avons toujours notre bonne étoile avec nous. Tous ceux qui me connaissent un peu savent parfaitement que je serais complètement impuissant si je devais faire face seul à toutes ces petites réparations. Notre bonne étoile nous a donc permis de rencontrer la personne idéale dans notre situation. Robert est non seulement hyper compétent (il a tout de même monté et dirigé un chantier naval, spécialisé dans les multicoques) mais il est en plus hyper disponible et hyper sympathique. Il bosse avec nous depuis le début de la semaine et va nous permettre de repartir avec un bateau tout nickel.
En plus de ça, Robert est tout à fait d’accord pour continuer le voyage avec nous. Sa femme et sa fille font un peu la gueule, mais il ne va tout de même pas nous laisser partir seul ! Et comment qu’on va faire nous, sans lui ?!
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Dépose du hublot central pour refaire son étanchéité.
Les récentes pluies nous ont en effet copieusement arrosé le carré ! |
Nous avions l’ange Gabriel à Port Saint-Louis, nous avons maintenant Saint Robert à San Antonio… |
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Lundi 08 Octobre
San Antonio. Les travaux avancent : les filets sont quasiment terminés, la cabine de Maxime est à nouveau habitable (vaigrages remontés), les deux coffres d’étraves avant ont été rangés. Il ne reste plus que le coffre arrière à remonter et un chaumard à remettre en état.
Après une discussion avec Daniel notre routeur, il semble que la météo soit favorable pour faire route sur Gibraltar avec un flux d’Est / Sud Est. Nous devrions tout d’abord nous diriger vers les côtes espagnoles : Cartagena puis Alméria et Gibraltar. Nous nous organisons donc pour mettre les voiles Mercredi ou Jeudi.
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Transfilage du filet |
Joints en Sikaflex du pont en teck. On retire ensuite le scotch papier et tout rentre dans l’ordre. |
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Mardi 09 Octobre
San Antonio.
Joyeux anniversaire Manou.
Message personnel : maman, mon dos va bien, ne t’inquiète pas !
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D’ailleurs, tout l’équipage va bien. Nous prenons bien soin de nous avec des repas consciencieusement préparés par Catherine, moi-même ou les enfants le Jeudi soir.
Pour cela, nous nous approvisionnons chez un petit primeur du coin en fruits et légumes : Courgettes, poivrons, petites aubergines, oignons, tomates, salade, concombre, olives, oranges... Nos réserves en produits secs ont été reconstituées en grande partie : Pâtes, riz, maïs, thon, haricots verts, petits pois, huile d’olive…
Nous avons en plus la chance d’avoir un frigo et un congélateur à bord. Cela nous permet de stocker un peu de viande, de charcuterie espagnole (le jamon iberico est à tomber) et de garder la bière et le rosé très frais !
Cérémonial également très apprécié par tous : un apéro en famille tous les soirs. Nous profitons de ce moment pour faire un petit retour sur la journée ou chacun à tour de rôle s’exprime sur les problèmes éventuels rencontrés. Nous débattons aussi ensemble des décisions à prendre, du programme à venir, de la route à prendre…
Et tout le monde est d’accord pour dire que nous devons maintenant lever l’ancre.
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Premier mois sur Bulle d’O. C’est trop bien ! |
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Mercredi 10 Octobre
San Antonio.
La panne du générateur est identifiée : le roulement à bille de l’alternateur HS a bloqué son fonctionnement et donc cassé la courroie. Saint Robert se charge de débloquer tout ça et changer le roulement à bille.
Nous avons eu ce matin des nouvelles de Bobola. Ils sont à Denia sur la côte espagnole. Pour la plus grande joie des enfants, nous allons très probablement les retrouver d’ici Gibraltar.
Taugl (le Pahi de Carmen et Olivier) est lui déjà quasiment à Gibraltar après près d’une semaine de navigation. On devrait aussi les retrouver à Gibraltar.
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Première lessive d'Alexandra... c'est plus cool quand c'est maman qui frotte ! |
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Jeudi 11 Octobre
San Antonio.
L’alternateur et la courroie sont remontés sur le générateur, la charnière du coffre arrière est remontée (à l’aide de tasseaux en bois afin d’éviter d’avoir de l’eau qui s’engouffre dedans)
Ca y est, nous sommes enfin prêts. Nous sentons même que nous avons fait tout ce qu’il fallait faire pour récupérer notre confiance en Bulle d’O. Les travaux indispensables sont faits et bien faits. Les problèmes que nous avons rencontrés ont donc été résolus et surtout nous avons bien compris l’origine de chacun, point essentiel pour nous rassurer.
Nous sommes ce soir tous confiants et sereins.
Pour bien faire, la météo nous réserve un fort régime de Nord Est pour les deux à trois jours à venir. Un peu trop musclé au début, nous décidons donc de ne lever l’ancre que dans l’après midi, direction Gibraltar (à 400 milles), avec un stop en route si la météo le réclame. Le vent est prévu basculer au Sud Ouest lundi ce qui nous donnerait un vent de face que nous souhaitons absolument éviter. Nous allons donc avancer autant que possible, avec cap sur Almeria situé à 230 milles de San Antonio.
Nous sommes tous hyper enthousiastes à l’idée de reprendre la mer. Maxime et Sébastien rêvent déjà de ramener un thon, une dorade ou un barracuda et nous avec Catherine, nous voyons notre option «navigation sans trop de soucis » (nous restons prudents) se profiler.
Ces deux dernières journées ont également été l’objet des préparatifs de l’anniversaire de Catherine. Au programme, répétition de clarinette pour Max, de guitare pour Seb, préparation d’un poème accompagné d’un dessin pour Alex et arpentage des boutiques de la ville pour nous tous afin de trouver le cadeau qui va bien!
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Jour d'orage à San Antonio.
A gauche, le cata de Saint Robert qu'il a construit il y a 20 ans. |
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Vendredi 12 Octobre
Toujours à San Antonio.
Le vent s’est levé cette nuit, accompagné de fortes pluies. La dépression du Sud de l’Algérie fond sur nous. Impossible de partir dans ces conditions. Le vent souffle à près de 25 nœuds dans la baie de San Antonio et donc probablement à plus de 30 nœuds en dehors. La mer est elle aussi déchaînée.
Nous fêterons donc l’anniversaire de Catherine ce soir au mouillage tranquillement, sous la pluie et les éclairs. Quel hommage !
Les enfants ont été aux anges toute la soirée, ravis de participer à la préparation et l’organisation de cette fête. Au menu : Champagne, jamon iberico, côte de bœuf (oui, oui…), Queso de ovino, fondant au chocolat.
Un toast pour Catherine
Et un toast pour la météo !
Nous avons profité de ce contre temps météo pour nous tourner vers le préventif et anticiper les opérations de maintenance que nous ne maîtrisons pas encore tout à fait ! Saint Robert est encore là pour nous débriefer sur l’entretien récurrent des moteurs et du générateur. Nous revoyons dans un premier temps la théorie: prévoir une vidange toutes les 100 heures, un changement du filtre à huile toutes les deux cents heures, du filtre à gasoil toutes les trois à quatre cents heures. Puis nous passons à la pratique avec la vidange du générateur qui a déjà tourné 120 heures depuis notre départ (il faut que l’on se calme, on consomme trop d’ampères !), les moteurs n’ayant eux tourné « que » près de 55 heures chacun.
Finalement, ce décalage a du bon…
Nous partirons quand la météo nous le permettra, et c’est très bien comme ça.
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